Saison 2010/2011

Les 7 et 8 décembre 2010 à 20h30

 

© Eléonore Didier

En coréalisation avec Le Colombier, Dépose Incorp. présente

! KUNG SOLO
Conception et chorégraphie/ Éléonore Didier
 
Interprétation/ Éléonore Didier
Scénographie/ Camille Muret, avec la participation d'Akatre
Lumière/ Gisèle Pape et Abigail Fowler
Costumes/ Alix Descieux
Collaboration artistique/ Sophie Bocquet
 

Le pirate ne se déplace pas tout à fait dans le même espace et le même temps que les nôtres. Il occupe des carrefours où s'entrecroisent les lignes de notre rationalité et d'autres lignes dont les équations nous échappent. (Les Pirates, Gilles Lapouge)

! Kung solo s'intéresse à l'oeil du pirate.

Les notions de disparition, de surface et d'infini en sous-tendent le fil.
La pièce existe avant l'arrivée du spectateur et continue après son départ. Car ce qui se produit, c'est la réalisation du voir plutôt que l'objet, des actions qui s'offrent aux imaginaires, une structure qui ressemble à la nature d'une pensée, un corps sobre et dévoilé par la force libératrice de la pesanteur.

! Kung solo se déploie en une écriture en creux et en interstices, offre des espaces entre, calibre une distance. Il s'agit de faire de la place au spectateur. Par sa forme d'écriture, le solo accompagne chacun dans une histoire personnelle. Il prend en compte chaque spectateur depuis son endroit, lui ménage un espace confortable, mais exige de lui son regard.

La dynamique temporelle de ce projet se laisse dévoiler par le changement et la transformation de la matière. La notion de durée est l'un des matériaux d'écriture, le temps n'est pas mon ennemi. La danseuse est occupée par des actions, des intentions et des directions, le trajet ciselé de son geste ouvre des espaces, dilate le temps pour produire des instants d'éternité. Le Paradoxe de Zénon m'intéresse pour sa manière d'envisager l'espace-temps, le mouvement. En permettant au tracé d'une flèche d'ouvrir une infinité d'espaces, le philosophe propose une dimension spatio-temporelle différente de celle que nous percevons. Il envisage un terrain d'abstraction, à l'endroit même du terrain de jeu favori de la matérialité du corps. C'est en frottant la matière à ce paradoxe que je peux définir la nature de l'abstraction du corps de ce solo. Car je souhaite que ce travail questionne la danse contemporaine occidentale dans sa relation avec l'abstraction et la spiritualité, à la recherche d'insoutenables caresses de réalité.

Eléonore Didier

 

Production/ Dépose Incorp. Coproduction/ CDC/Biennale de danse du Val-de-Marne. Soutien à la production/ Micadanses - ADDP. Créé en résidence d'accueil création à Mains d'Oeuvres. Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Île de France - Ministère de la Culture et de la Communication et du Conseil Général de la Seine St Denis. Soutiens et résidences/ Atelier de Paris - Carolyn Carlson, Danse à tous les étages !