Saison 2011/2012

Du 17 au 29 Janvier 2012

Du Lundi au Samedi à 21h / Dimanche à 19h00 / Relâche le Jeudi

 

© Julie Fonroget

Mise en scène
Frédéric Mauvignier
Avec
Séphora Haymann, Julie Fonroget, Jana Klein
 
Création costumes
Géraldine Guilbaud
Musique, Lumière, Son
Olivier Lagier

En partenariat avec Le Colombier, la Compagnie de Théâtre Azelig présente

FAIRE
De Frédéric Mauvignier
Éditions Théâtre Ouvert
 

SYNOPSIS

Trois figures, dont l'identité n'est définie que par la typographie, se confondent et leurs voix éclatent dans un hôpital, s'interrogeant sur la manière adéquate de mener leur vie, d'être au monde. Trois voix pour dire la fragmentation et la lente destruction d'une présence unique.
Faire avance à coups de slogans et d'obligations à être et nous 
plonge au cœur d'un mal existentiel, grâce à une écriture qui varie en échos, reprises musicales, répétitions déstructurant la fable

NOTES DE MISE EN SCÈNE PAR FRÉDÉRIC MAUVIGNIER

 

Trois voix, trois comédienne

L’axe principal de ma mise en scène a découlé de conversations avec Valérie Lang. Elle a attiré mon attention sur la quasi absence de parole philosophique portée par des femmes au théâtre et sur l’inféodation du personnage féminin à son statut social et relationnel : épouse soumise, mère tyrannique… Après avoir entendu plusieurs versions de Faire avec des hommes, il m’est apparu que le texte n’était nullement violent ou dur comme j’avais pu le penser, mais qu’il s’agissait là d’une parole de lucidité, d’une lucidité cruelle, et qui pouvait être porté indifféremment par l’un ou l’autre sexe. Je n’ai pas voulu faire autrement, pour défendre cette idée-là, de lucidité que de faire dire ces mots par des femmes. Une parole forte et musclée, une parole de femme !
Trois actrices donc, mais des actrices jeunes, à l’énergie neuve, vive, impulsive. Une jeunesse déterminée et soucieuse. Une brutalité naissante, des parcours de vies encore en formation, en questionnement : comment être au monde ? Comment Faire ?… Séphora Haymann, Julie Fonroget et Jana Klein possèdent ce quelque chose d’évident, cette conviction, ce sens du doute et de la peur, c’est à dire l’énergie même de Faire.

La littérature de scène

Qu’est ce qui fait que l’écriture est nécessaire ? L’écriture de plateau ? Qu’est ce que nous pouvons apporter ? Moi, auteur, metteur en scène ? Eux, les acteurs, les auteurs de plateau ? Regarder, dire la pensée, vous regarder, vous écrire, écrire sur vous, regarder autour de nous, c’est ce que nous devons faire, ce que nous devons rendre.
Et dans cette tension-là, Tout est écriture. Poser l’écriture sur la page, comme la poser dans une bouche, dans un corps. Poser le texte sur le plateau, c’est l’écrire à nouveau mais l’écrire à la scène. En faire donc une littérature de scène.

Avec l'aide de la SPEDIDAM, Ministère de la culture et de la communication, de Théâtre Ouvert. En partenariat avec Le Colombier (Bagnolet) dans le cadre d'une résidence d'auteur, du 19 au 31 décembre 2011.

ÉVÉNEMENTS / En Entrée libre

Samedi 28 janvier à 17h

Autour de l'auteur

Lecture du texte inédit "DE LA BLESSURE" de et par Frédéric Mauvignier
Avec Sylvain Martin